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Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce mardi, vers 16 h 24, rue du Ruisseau à Oye-et-Pallet, pour l’incendie d’une maison individuelle. À leur arrivée, le premier étage du bâtiment de 100 m² était entièrement embrasé. Cinq lances, dont une déployée sur une échelle, ont été nécessaires pour maîtriser le sinistre. Légèrement brûlé, le propriétaire âgé de 82 ans a été transporté au centre hospitalier de Pontarlier. Les opérations de déblaiement se poursuivent.

Face à la canicule et au risque élevé d’incendie, le Jura est placé en vigilance orange pour les feux de forêt et d’espaces naturels. Il est interdit d’allumer un feu ou de fumer dans les massifs forestiers. Les feux de camp, barbecues et spectacles pyrotechniques sont également proscrits. Dans les communes exposées à un risque fort, l’accès aux forêts et les activités de plein air sont interdits entre 14 heures et 6 heures. Ces mesures resteront en vigueur jusqu’à la levée de la vigilance.

 

Un incendie s’est déclaré ce mardi après-midi, vers 16h30, rue du Ruisseau, à Oye-et-Pallet, dans une maison d’habitation. D’importants moyens ont été mobilisés : 26 sapeurs-pompiers et sept engins ont été dépêchés sur place. Deux lances ont été déployées par les secours. Un homme de 82 ans, légèrement brûlé, a été pris en charge par les secours.

Un homme de 56 ans a été interpellé dimanche 9 août, vers 22h30, rue Henri-Matisse à Besançon. Soumis à un contrôle judiciaire lui interdisant de se rendre à Planoise, il a tenté de fuir à la vue des policiers et s’est débarrassé d’un sachet. Au total, 3,9 grammes d’héroïne et 20 euros ont été saisis. Le suspect affirme être consommateur et nie tout trafic. Il fera l’objet d’une ordonnance pénale le 6 novembre prochain.

Un homme de 51 ans a été interpellé dimanche 9 août, vers 16h45, à un arrêt de bus du boulevard Léon-Blum à Besançon. Alcoolisé, il se masturbait sur la voie publique, selon les images du centre de supervision urbain. L’individu s’est rebellé lors de son arrestation, avant d’être placé en garde à vue. Il a reconnu les faits et comparaîtra sur reconnaissance préalable de culpabilité le 11 février 2027.

Un homme de 40 ans a été interpellé dimanche 10 août, vers 10h45, chemin des Mirounes à Besançon. Condamné à 18 mois de prison pour une infraction à la législation sur les stupéfiants, il faisait l’objet d’une révocation partielle de son sursis probatoire, à hauteur de quatre mois. Placé en rétention judiciaire, il a été présenté au parquet dans l’après-midi, puis incarcéré.

Le musée de la Montre de Villers-le-Lac, rebaptisé « L’Ébauche », accueille temporairement une partie des collections autrefois présentées à Morteau. Cette réunion préfigure la création de la future Cité des Horlogers au château Pertusier, avec une ouverture envisagée en 2028.

Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain

Un voyage à travers plusieurs siècles

Installé dans une ancienne entreprise horlogère, le musée de Villers-le-Lac retrace l’évolution de la mesure du temps et des savoir-faire associés. Ses trois salles réunissent des montres anciennes, des horloges astronomiques, des comtoises, des cartels, des carillons et de nombreux outils. « L’histoire de la montre commence au XVIe siècle et se poursuit jusqu’en 1980 », explique Grégory Maugain, régisseur des collections et des Å“uvres exposées. Les visiteurs peuvent notamment observer une horloge  comtoise datant de 1730, un cartel de l’époque de Louis XIV ou encore une rare montre républicaine dont le cadran est divisé en dix heures. Le parcours présente aussi l’évolution des mécanismes, des matériaux et des techniques. Si les moyens de production ont profondément changé, certains savoir-faire traditionnels restent utilisés, notamment dans les métiers d’art et l’horlogerie haut de gamme.

Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain

Une activité profondément enracinée dans le territoire

Dans le Val de Morteau, l’histoire horlogère remonte aux environs de 1770. Durant l’hiver, les paysans se consacraient au travail du métal afin de compléter leurs revenus. Cette activité s’est progressivement développée jusqu’à occuper une place majeure dans l’économie locale. La période comprise entre les années 1950 et 1980 correspond à l’âge d’or de cette production. Les montres mécaniques françaises étaient alors vendues dans le monde entier. De nombreux habitants travaillaient dans les usines, les ateliers ou directement à leur domicile.

Cette organisation, appelée « établissage », reposait sur une division précise des tâches. Chaque ouvrier réalisait une étape avant que le maître horloger ne termine le montage et commercialise la montre. Le travail à domicile s’est maintenu jusqu’au début des années 1980. Les ouvrières récupéraient leurs pièces en début de semaine avant de rapporter leur production quelques jours plus tard.

 

Le lycée Edgar-Faure forme la nouvelle génération

La transmission des savoir-faire horlogers se poursuit également au lycée Edgar-Faure de Morteau. L’établissement forme les futurs horlogers et bijoutiers, appelés à travailler dans les entreprises françaises ou suisses de la filière. Il contribue ainsi au maintien de compétences techniques étroitement liées à l’identité et à l’histoire économique du Val de Morteau.

Si de nombreux jeunes diplômés rejoignent les manufactures suisses, des entreprises françaises continuent également de faire vivre cette activité, à l’image de Pequignet à Morteau et de Michel Herbelin à Charquemont. Entre préservation des gestes traditionnels et apprentissage des nouvelles technologies, le lycée Edgar-Faure occupe une place essentielle dans l’avenir de l’horlogerie régionale.

Des outils anciens toujours utiles

Une  partie du musée est consacrée à l’outillage horloger, notamment celui fabriqué aux Gras, commune autrefois réputée pour cette production. Machines à arrondir, tours à pivoter, pinces et outils destinés au réglage ou aux engrenages témoignent de la minutie exigée par le métier. Certains de ces instruments sont encore utilisés pour restaurer les mécanismes anciens. « Quelqu’un qui répare une comtoise vieille de 200 ans travaille encore aujourd’hui de la même manière », souligne Grégory Maugain. Le musée reconstitue également un atelier permettant de comprendre les conditions dans lesquelles travaillaient autrefois les horlogers.

Des collections régulièrement enrichies

Le fonds continue de grandir grâce aux dons de particuliers. Un carillon, une horloge de clocher bisontine ainsi qu’une collection de plusieurs centaines de sabliers ont récemment rejoint les collections. Grégory Maugain se déplace également pour expertiser et récupérer des pièces présentant un intérêt patrimonial. Un tableau-horloge retrouvé à Paris sera ainsi exposé dans le futur musée. Ces acquisitions permettent de sauvegarder des objets qui pourraient disparaître à l’occasion d’une succession ou être jetés faute d’avoir été identifiés. Cette transmission passe aussi par les écoles. Des objets peuvent être présentés directement dans les classes afin de sensibiliser les plus jeunes à l’histoire horlogère du territoire.

Deux musées réunis dans un même projet

La présence de deux musées consacrés à l’horlogerie, séparés de seulement six kilomètres, a conduit les collectivités à envisager leur regroupement. Les collections de Morteau ont donc été transférées à Villers-le-Lac pendant la préparation du nouveau projet intercommunal. La future Cité des Horlogers prendra place au château Pertusier, à Morteau. Construit au XVIe siècle, le bâtiment doit faire l’objet d’une restauration importante afin d’être préservé et adapté à l’accueil du public. Le chantier prévoit également une extension, un ascenseur, des réserves, une boutique-billetterie et un salon de thé. L’objectif est de rendre l’ensemble accessible à tous et de proposer un véritable lieu de vie autour de l’horlogerie.

 

Une ouverture envisagée en 2028

La future exposition permanente occupera un étage complet. Elle comprendra une salle consacrée à l’histoire du château, ainsi que des espaces dédiés aux montres, aux horloges, aux comtoises et à l’outillage. Une salle immersive et des espaces d’expositions temporaires sont également annoncés. Le site doit aussi accueillir des événements en lien avec les entreprises et les acteurs de la filière. Le lancement d’une nouvelle montre par une manufacture locale pourrait, par exemple, y être présenté.

L’ouverture de la Cité des Horlogers est envisagée pour la saison 2028, sous réserve de l’avancement des travaux. En attendant, le musée « L’Ébauche » de Villers-le-Lac permet au public de découvrir la richesse des collections réunies et de mesurer la place centrale occupée par l’horlogerie dans l’histoire du Val de Morteau.

Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain

Seul monument religieux médiéval de cette importance dans le Doubs, l’abbaye de Montbenoît demeure profondément ancrée dans l’histoire et l’identité du Saugeais. Durant tout l’été, bénévoles, jeunes guides et élus locaux se mobilisent pour faire découvrir cet édifice remarquable.

 

 

Aux origines du Saugeais

L’histoire de l’abbaye est indissociable de celle du territoire. Au Moyen Âge, des populations venues de Savoie et des cantons suisses du Valais et des Grisons ont participé au défrichement de la région. Elles ont apporté avec elles leur langue, leurs traditions et leur savoir-faire. « Elles ont construit l’abbaye, défriché la région et créé cette identité très forte que l’on a appelée le Saugeais », explique Jérôme Binetruy, de l’office de tourisme Haut-Doubs Montagnes du Jura, chargé du bureau de Montbenoît.

Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy 

Une communauté de moines augustins

Au Moyen Âge, l’édifice abritait une communauté composée de quinze à vingt moines de l’ordre de Saint-Augustin. Son histoire connaît un tournant à partir du XVIe siècle avec l’arrivée des abbés commendataires. Contrairement à leurs prédécesseurs, ceux-ci n’étaient pas élus par les religieux, mais nommés par l’archevêque. L’un d’entre eux, Ferric Carondelet, a profondément marqué le monument en faisant construire le chÅ“ur et les deux chapelles encore visibles aujourd’hui. L’abbaye conserve notamment de remarquables stalles sculptées dans du bois de chêne. En 1773, l’archevêque renonce à l’entretenir. L’édifice et ses biens appartiennent désormais, depuis 2025,  aux cinq communes locales, qui la commune nouvelle de Pays-de-Montbenoît.

Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy 

Une abbaye épargnée par la Révolution

L’abbaye de Montbenoît constitue aujourd’hui un témoignage patrimonial exceptionnel. « C’est le seul monument religieux médiéval de cette importance dans le département du Doubs », souligne Jérôme Binetruy. Alors que de nombreuses abbayes ont été saccagées pendant la Révolution française, celle de Montbenoît a été préservée. L’absence de moines et de richesses à saisir pourrait expliquer cet oubli providentiel des révolutionnaires.

Un musée consacré à la République du Saugeais

L’abbaye accueille également le musée de la République du Saugeais. Sa création répond à la volonté de Gabrielle Pourchet, présidente de cette micronation folklorique de 1972 à 2005. Elle souhaitait que les objets reçus durant son mandat soient exposés au public après sa disparition. Ce musée rappelle que la République du Saugeais ne se résume pas à une simple curiosité folklorique. Elle repose sur un territoire, une histoire et une identité locale forgée depuis le Moyen Âge.

Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy 

Des jeunes engagés dans la transmission

Chaque été, l’association Les Amis de l’Abbaye organise des visites guidées et forme entre dix et douze jeunes bénévoles à la prise de parole en public et à la sensibilisation des visiteurs à la préservation du patrimoine. Cette mobilisation dépasse le seul cadre associatif. Les élus locaux participent également à l’accueil du public et à la vente des entrées le dimanche. Le bureau de l’office de tourisme devient ainsi un espace partagé entre le professionnel du tourisme, les bénévoles et les représentants des communes. Les visiteurs peuvent découvrir le cloître, la salle du chapitre, le chœur et ses stalles, les chapelles, la cuisine des moines ainsi que le musée de la République du Saugeais. Le parcours permet de traverser plusieurs périodes et différents styles architecturaux, du Moyen Âge à la Renaissance.

Des visites guidées de 45 minutes sont proposées sans réservation tous les jours en juillet et en août, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h. Des visites nocturnes ont également lieu chaque mercredi à 20 h 30 jusqu’au 19 août, sur réservation. Plus longues, elles se terminent par une collation au coin du feu dans la cuisine des moines et par une surprise folklorique.

Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy